Le Monde vu de la Cortewilde

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Budget 2012, 3 morts sur l'autoroute...

Quelques nouvelles de mon journal ont suscité ma réflexion:

 

Le stage d'attente des jeunes en fin d'études.

 

Avec le nouveau budget, le stage d'attente des jeunes en fin d'études va passer à 12 mois.
Tout d'abord une petite digression : quand j'étais encore prof, en fin d'année, les jeunes finalistes étaient informés sur les démarches à effectuer à la sortie de l'école : mutuelle, Forem. Mais ce qui m'énervait, c'est qu'on présentait presque toujours ce stage d'attente comme une réalité et un droit acquis,comme s'il était dans l'ordre des choses de chômer après des études. Bref!

 

Avec le passage à 12 mois, certains vont encore hurler à l'injustice, qu'on fait payer les jeunes... Mais je voudrais quand même rappeler que ce système, qui semble aujourd'hui un droit acquis, n'a pas toujours existé, et que tout ce qui naît un jour est forcément mortel...

 

A l'époque où j'étais étudiant (rassurez-vous, je ne suis pas un nostalgique du "bon vieux temps"), ce principe n'existait pas. Pour avoir droit au chômage, il fallait d'abord avoir travaillé, c'est à-dire cotisé pendant plusieurs mois (quelqu'un se souvient-il encore combien?) pour prétendre avoir droit à une indemnité, qui elle non plus n'était pas éternelle, et qui dépendait je crois du nombre de mois travaillés.

 

Et alors? Alors, quand on quittait l'école, il fallait trouver du travail, n'importe quel travail. L'obligation scolaire était de 14 puis 16 ans. Ceux qui partaient à cet âge se retrouvaient le lendemain à l'usine, et pas à Comines, il n'y en avait pas : à Courtrai, Roulers, ou en France, et n'importe quel travail était bon. Pas question de compter les kilomètres ou de dire "je n'ai pas d'auto" : à 14 ans on n'avait pas le permis. En résumé : on ne faisait pas le difficile...

 

Pour ceux qui avaient fait des études secondaires, pas grand chose en vue non plus à Comines: pas d'entreprises à Comines, donc pas d'employés de bureaux! Alors pour la majorité d'entre eux, c'était forcément la "navette" pour aller travailler à Bruxelles. Aujourd'hui, aller chaque jour au boulot à Bruxelles, ça semble insupportable pour nos cadets. Regardez le matin ou le soir à la gare de Comines : je crois que la majorité des navetteurs sont des gens âgés de 45 ans et plus, qui ont fait ça durant toute leur carrière. Certaines entreprises adaptent même leurs horaires pour leurs navetteurs, chez l'ex BACOB p. ex., la semaine de travail était prestée sur 4 jours, avec congé "en roulement" pour le 5ème (lundi, puis mardi,... donc 2 beaux week-ends sur 5 semaines).

 

Notre système de stage d'attente, il a été instauré pour une circonstance bien précise : avec la crise de 74-75, il n'y avait plus du tout de travail et les caisses de l'Etat étaient encore pleines. Aujourd'hui, les caisses sont vides et il y a du travail, pas forcément exactement selon votre diplôme, pas forcément en face de votre porte, mais ça ne devrait pas trop déranger les jeunes : nous ça ne nous dérangeait pas!

 

Je me trompe peut-être, mais aujourd'hui on a perdu, pas seulement les jeunes, et pas forcément tout le monde, le goût de l'effort. Et j'insiste sur le pas tout le monde : je connais des jeunes et des adultes qui se crèvent pour avancer dans la vie et éduquer correctement leurs enfants.

Et les jeunes qui veulent vraiment trouver du boulot ne seront certainement pas contre cette prolongation du stage d'attente! Comme moi.

 

Aujourd'hui, certains jeunes, et je dis bien certains seulement mais ils existent vraiment, refusent même le travail qu'on leur offre sur un plateau à Comines.

 

Trois jeunes Françaises tuées à cause d'un chauffard.

 

Un accident horrible et injuste. Trois jeunes filles innocentes tuées à cause d'un chauffard qui a pris la fuite.

C'est cette attitude qui me fait vomir, d'autant plus que, comme il s'agissait probablement d'une voiture de location, il sera facile de l'identifier. Selon moi, il a pris le fuite en espérant échapper à la police juste assez de temps pour ne pas être contrôlé positif à l'alcool, ce qui ferait que son assurance se retournerait contre lui et qu'il devrait payer de sa poche toute sa vie et perdre tous ses biens. Odieux machiavélisme!

 

Pour des gens pareils, j'entends déjà le peuple réclamer la peine de mort. Encore une fois, pour moi, c'est inutile et surtout trop facile.

 

Il faudrait plutôt le condamner aux anciens "travaux forcés" pour rembourser. J'imagine bien qu'un patron philanthrope (si j'étais patron, je l'accepterais) voudrait bien l'embaucher pour un travail éreintant, p.ex. 8h par jour à empiler des parpaings sur une palette, ou creuser des fossés, que sais-je, pour un double salaire : un pour sa femme et ses gosses, qui ne doivent pas être punis à cause de lui, et un pour rembourser le dommage moral des familles. Comme Sysiphe, il aurait toute l'éternité de sa vie pour expier et méditer sur son crime en poussant son rocher...

 

Le retour de l'uniforme à l'école.

 

Un sondage sur Internet affirme que 82% des votants seraient favorables, pour diverses raisons, au rétablissement de l'uniforme. Plutôt que de donner mon avis, j'aimerais d'abord avoir le vôtre...



28/11/2011
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