Le Monde vu de la Cortewilde

Le Monde vu de la Cortewilde

Raid vers l'Alp.

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     Lors de notre dernier séjour à Villard-St-Pancrace, j'ai eu l'occasion de tester les qualités tout-terrain de ma Toyota Hi Lux.

 

     Mon beau-frère, qui est un montagnard du crû, m'avait invité à le suivre dans une petite expédition vers les sommets qui entourent le Villard. Sur le territoire du village se trouvent en effet plusieurs "alpages", des pâturages de haute montagne. Le plus connu du Villard est le "hameau des Ayes" (1711 m) où les paysans allaient jadis faire paître leurs troupeaux à la belle saison. Chaque famille y possédait ainsi son chalet afin d'y résider durant les mois d'estives. Aujourd'hui, il n'y a plus que quelques vaches et aussi des troupeaux transhumants venus de Provence en camion et qui entretiennent les prés communaux. Les chalets sont devenus des endroits de villégiature très appréciés par les descendants des anciens paysans et par tous les vrais amoureux du retour à la nature à l'ancienne : ni eau courante ni électricité aux Ayes!

 

     Les Ayes.

 

     La montée aux Ayes fut donc la première étape de notre raid, ma soeur et mon beau-frère ouvrant la route à bord de leur Suzuki 4x4. Un chemin caillouteux, par endroits vertigineux,  mais encore relativement accessible à tous les véhicules, et qui longe le torrent des Ayes. Ce chemin fait partie du sentier de grande randonnée GR5 qui traverse l'Europe du Nord au Sud (des Pays-Bas à Nice, par la Belgique, Luxembourg, Suisse, France, en traversant les Ardennes, Vosges, Jura, Alpes).

 

 

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     Le Plan Peyron.

 

 

     A partir de là, le chemin continue à monter vers une deuxième étape : le lac de l'Orceyrette (1927 mètres). Mais avant d'y arriver, on passe par un lieu dit "Plan Peyron", un site assez remarquable : un faux plat où le torrent qui descend de la montagne se calme soudain pour se métamorphoser en plusieurs petits ruisseaux qui font la joie des enfants. C'est un lieu qui attire beaucoup de monde pour son calme et ses magnifiques paysages, avec des tables, des bancs, des bacs à feu, une petite source... On y voit, au milieu de l'herbe, d'énormes rochers, vestiges de crues géantes et des glaciers de jadis.

 

 

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     Le lac de l'Orceyrette.

 

     La montée reprend, assez raide et on arrive bientôt au lac de l'Orceyrette, formé par un petit barrage, et qui attire promeneurs et pêcheurs à 1927 mètres. Sur les photos, en fond, on distingue les crêtes de l'Alp et le petit chemin qui y monte.

 

 

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     Les chalets de l'Alp.

 

 

     A partir de là, on peut dire que le chemin, qui était encore carrossable, devient presque une piste qui s'élève rapidement vers le bout du monde : les chalets de l'Alp, le plus haut des alpages à 2300 mètres. La piste devient soudain beaucoup plus étroite, les rampes plus raides et les virages en épingle de plus en plus serrés (j'ai dû en négocier deux en deux fois...). C'est en fait un ancien sentier muletier que l'on a élargi quand des propriétaires du XXe siècle ont voulu y accéder en auto. Devoir croiser un véhicule reste souvent hasardeux et les 4 roues motrices se révèlent bien utiles. On arrive ainsi, après 3 km d'ascension cahotique depuis le lac, au terminus de la piste : les chalets de l'Alp, une poignée de cabanes (devenues elles aussi des lieux de villégiature privilégiés pour ceux qui se sentent une âme d'ermite...). Le bruit de cloches nous rappelle la présence de quelques vaches en liberté. Et tout au bout, au bas des éboulis qui dévalent des crêtes, là où les derniers sapins aux racines apparentes s'accrochent aux rochers, un petit cirque tranquille, avec un énorme rocher d'où surgit une jolie petite source. Un ruisselet en cette époque de l'année, mais qui se transformera en un violent torrent après l'hiver, le torrent de l'Orceyrette gonflé alors par la fonte des neiges et qui s'en ira grossir plus bas le torrent des Ayes (qui se jettera lui-même dans la Durance après avoir traversé la village).

 

 

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    Mais revenons à l'ascension.


    C'est dans un panache de poussière blanche que nous avons suivi la Suzuki de mon beau-frère Gérard.

    Comme prévu, le Hi Lux s'est révélé à la hauteur de sa réputation de franchisseur hors pair.

 

     Le temps était superbe durant nos vacances. Malheureusement, quelques jours plus tard il s'est gâté et la région a été envahie par la neige venue d'Italie. A tel point que le col de Montgenèvre, que nous devions franchir pour atteindre le tunnel du Fréjus, a dû être fermé (comme l'Izoard et le Galibier tout proches). Résultat : nous avons dû faire un détour par le sud (par Gap) pour rejoindre Grenoble et l'autoroute qui nous ramène en Belgique.

 

     Petite vidéo de notre montée vers l'Alp :

 

 

 

 

 

 

 



15/11/2017
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