Le Monde vu de la Cortewilde

Le Monde vu de la Cortewilde

35 ans de mariage.

    2 avril 1977:

 

 

     Voilà une des plus belles pierres blanches de ma vie. Mon mariage avec Bénédicte. Je n'ose pas vous dire à quel âge j'étais déjà amoureux d'elle...

 

     Et chaque année, je la repeins conscieusement (la pierre, pas ma femme!) dans le plus beau des blancs.

 

     35 ans déjà que nous sommes ensemble, pour le meilleur : nos deux enfants et nos petits-enfants. Pendant le pire aussi malheureusement, ma maladie. Mais non, je ne peux pas parler du pire, car même dans ces moments terribles, elle m'a toujours donné sa volonté et son courage comme exemples. Et c'est à elle que je dois ma victoire sur la maladie. 

 

     La photo et l'article de "La Voix du Nord" sont d'Emile Menu, la papa de Damien. Emile était un excellent ami de mon père, ils collaboraient au syndicat chrétien. Et quand Emile était à Houthem pour son travail de collecteur, il venait toujours nous rendre visite. Je l'appréciais beaucoup pour sa gentillesse, mais surtout pour son humour décalé, pince-sans-rire, j'adorais ça.

 

     Revenons au mariage... Ce fut une belle journée, froide mais ensoleillée, comme aujourd'hui. C'est ce jour-là qu'eut lieu pour la première fois le changement d'heure : une nuit d'une heure en moins, qui en a bien fait rire certains...

 

     Les témoins du mariage étaient Fabienne, la soeur de ma femme, et mon oncle Albert qui était aussi mon parrain. A l'époque, il habitait seul la maison où nous habitons maintenant : il tenait un café et une petite boucherie de village.

 

     Le vin d'honneur a rassemblé beaucoup de monde, mon père étant très connu, mais aussi mes collègues de St-Jo, ceux de ma femme qui travaillait encore à l'époque et de très nombreux amis. Une petite anecdote? Mon père avait invité, parmi ses relations, la Gendarmerie, et une fois le commandant parti, les deux gendarmes qui l'accompagnaient ont "joué les prolongations", jusqu'au moment d'un appel pour un accident, et là, trop dans l'ambiance, ils ont préféré contacter la brigade de Ploegsteert pour y aller à leur place, prétextant un empêchement sur Houthem!...

 

     Sur Facebook, mon ami Patrick laissait en commentaire que ces mariages durables deviennent rares. J'en suis bien conscient. Et si nous avions la recette de la durée, croyez bien que nous ne la garderions pas pour nous. Je crois cependant qu'un des principaux obstacles doit être une sorte d'égoïsme, qui provient peut-être du fait qu'aujourd'hui, les jeunes ont toujours été habitués à tout avoir sans trop d'efforts, à être libres, à toujours faire ce qu'ils veulent. Et une fois marié, il faut savoir s'habituer à "partager" : les bonheurs bien sûr, mais les difficultés financières, les doutes, les goûts différents pour les sorties ou les amis, et c'est même souvent l'adversité qui est le meilleur ciment, car on doit se serrer les coudes : regardez ma maladie, elle nous a rapprochés encore plus.

Quand quelque chose ne va pas entre vous deux, si vous vous rendez compte que vous le reprochez à l'autre, alors vous êtes mal parti! Chaque jour, en cherchant un peu, il y a toujours au moins un détail, une raison de se disputer, mais en ouvrant mieux les yeux, il y a au moins dix raisons de mieux s'aimer...

 



02/04/2012
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