Le Monde vu de la Cortewilde

Le Monde vu de la Cortewilde

Pensée : le choix professionnel des jeunes.

    Avant hier, aux actualités d'Antenne 2, on annonçait que pour les élèves de terminale, c'était le dernier jour pour rentrer son "choix de fac", c'est-à-dire ses préférences pour les facultés dans lesquelles on voudrait s'inscrire en priorité. Il est vrai que le système universitaire français est bien différent de la Belgique où l'on peut librement s'inscrire dans la faculté que l'on désire, sauf rare numerus clausus. Ainsi, si j'ai bien compris, les futurs étudiants français doivent donner une liste de leurs options préférées, en espérant bien sûr décrocher la première de leur liste.

 

    Le reportage évoquait ainsi les retardataires qui avaient attendu jusqu'au dernier jour pour rentrer leur précieuse demande. Et le journaliste donnait la parole à un de ceux-ci qui m'a vraiment abasourdi par ses déclarations : il avait attendu, prétendait-il, le dernier jour parce qu'il n'avait pas réussi à se décider sur les études qu'il préférait entamer. Ainsi, il nous disait devant la caméra qu'il avait hésité jusqu'au dernier jour entre la médecine, l'économie et le droit!

 

    Alors là, je ne comprends plus : comment peut-on encore hésiter entre des options fondamentalement aussi différentes? Le choix d'une filière d'études ne dépend-il pas principalement de la profession que l'on rêve d'exercer? Peut-on à la fois rêver d'être médecin, avocat ou trader? J'ai toujours eu l'impression que le désir d'être médecin était une sorte de vocation, qu'on voulait ça et rien d'autre... Quand j'ai entamé mes études universitaires de philologie, je ne me voyais vraiment pas faire autre chose dans le vie, je n'aurais jamais eu la rigueur d'un avocat ni l'esprit boursicoteur d'un trader!

 

    Mais quelles sont alors les vraies motivations de ces jeunes à la veille de s'engager dans des études universitaires : une profession à prestige? à haut rendement financier? à notabilité?

 

    Piètre idéal! Et je suis persuadé que ces gens-là feront de piètres médecins sans altruisme, de piètres avocats sans passion, et de piètres économistes sans envergure!...

 

     Où sont les jeunes qui ont un idéal, un projet de vie noble et passionné, où l'argent et la notabilité ne sont pas les valeurs principales. Quand le matérialisme remplace la vocation...

 

     Je lis aujourd'hui que les filières scientifiques de l'enseignement secondaire sont de plus en plus boudées. Il s'agit pourtant de filières nobles et valorisantes, aux métiers d'avenir : la recherche médicale, l'industrie pharmaceutique, les énergies nouvelles, la protection de l'environnement sont des piliers de notre futur... Et pourtant non, on a peur de la rigueur scientifique qui nécessite des efforts, de la précision, etc.

 

      Je crois que malheureusement trop souvent trop de jeunes choisissent en fonction de la prétendue facilité de certaines filières, au détriment même de leur idéal personnel. Il deviendront ainsi des adultes frustrés, qui regretteront toute leur vie ce manque de courage et de volonté...

 

      La jeunesse n'est-elle pas pourtant l'âge où l'on devrait relever tous les défis et réaliser tous ses idéaux?



21/03/2012
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