Le Monde vu de la Cortewilde

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13/05: Les nouvelles formations secondaires.

       Nord-Eclair propose aujourd'hui un très bon dossier d'une page et demie sur un sujet qui me tient particulièrement à coeur : l'enseignement et plus particulièrement son adéquation avec les emplois d'aujourd'hui.

 

       En effet, même si une certaine mentalité reste encore trop profondément ancrée dans l'esprit des gens selon laquelle il vaut toujours mieux d'essayer d'abord l'enseignement général pur, les filières scientifiques et techniques, souvent délaissées par les jeunes, offrent de plus en plus d'emplois très qualifiés et de haut niveau, qui n'ont rien à envier aux professions traditionnelles. A études égales, il est peut-être plus difficile de trouver un emploi pour un licencié en droit que pour un ingénieur en informatique...

 

       Et le quotidien nous explique donc que les établisements scolaires de Wapi se décarcassent de plus en plus pour offrir aux jeunes des formations en adéquation avec le marché de l'emploi et la demande des élèves. Et cela est vrai à deux niveaux. Tout d'abord pour les formations dites "qualifiantes" destinées à ceux qui veulent se lancer directement sur le marché du travail : ils ont le choix entre le technique qualifiant ( informaticien, électricien-automaticien p.ex au CTSJ de Comines), le professionnel (carrossier-peintre, ébéniste, cuisinier de collectivité...) et la formation en alternance (couvreur, chauffagiste...). Et il y a ensuite l'enseignement général de transition qui lui, propose des filières générales mais aussi scientifiques ou techniques, et qui est censé préparer l'enseignement supérieur. Ainsi, à mon avis, faudrait-il à Comines une section de transition en sciences informatiques.

 

      Et Nord-Eclair cite ainsi de nombreux exemples de nouvelles filières qui sont récentes ou qui vont être proposées dès la rentrée prochaine. Dans le général de transition, on voit ainsi les sciences sociales et éducatives, la biotechnique ( nouvelles technologies en agronomie, vétérinaire, médecine...), les sciences informatiques (où l'on doit malheureusement importer aujourd'hui des ingénieurs informatiques étrangers! j'en ai parlé dans un récent article voir :La Belgique manque de cerveaux!)...

 

      En techniques qualifiantes, on découvre entre autres les techniques sociales, en industrie agroalimentaire, en environnement, ...

 

      Les sections professionnelles et en alternance forment des métalliers, des plafonneurs (très demandés!), des boulangers, des chocolatiers-confiseurs-glaciers, etc.

 

       Voilà autant de métiers parfois méconnus ou mal aimés qui pourtant sont autant de nombreuses sources d'emplois. Et un peu partout des campagnes sont organisées pour mieux faire connaîtres ces nobles métiers trop souvent méprisés. Ainsi en est-il du récent concours national "L'Avenir, c'est deux mains", où un élève de 7è ébénisterie, Florian Maddens, du CTSJ, a obtenu la palme d'or.

 

      Je terminerai par un "couac" dont parle le journal : l'Institut Technique Libre d'Ath avait ouvert en septembre 2011 un formation en alternance "opérateur de production des industries agroalimentaires", où les élèves sont 2 jours à l'école et 3 jours en entreprise. Il faut donc une un accord et une collaboration entre l'école et les entreprises qui veulent accueillir les élèves. L'entreprise Lutosa s'était ainsi engagée à prendre les élèves inscrits. L'école a donc tout organisé : heures de cours, horaire, achat de matériel pédagogique, et au dernier moment, Lutosa a renié ses engagements, refusant les élèves inscrits sous motif de crise... Cruelle déception pour un comportement selon moi inadmissible.

 

      Mais si je voulais évoquer cet échec, c'est parce qu'à Comines, St-Henri le Bizet a organisé la même formation en alternance, en collaboration avec les usines Poppies et Clarebout Potatoes. Ici, pas de problème, les entreprises ont bien tenu leur promesses et même plus, elles garantissaient 22 emplois Cdi directement à la fin de la formation de 6 mois, avec des conditions financières intéressantes durant et après la formation (prime de présence et prime de réussite). Malheureusement, ici, ce sont les candidats qui ont fait défaut. La formation s'est retrouvée avec moins d'une dizaine d'inscrits. A tel point que le Forem a même ciblé 50 jeunes chômeurs Cominois sans diplôme pour leur proposer cette proposition alléchante, mais la grosse majorité d'entre eux ont fait la fine bouche!... Toujours pas plus d'inscrits! Et on entend ensuite qu"il n'y a pas de boulot à Comines".

     Sans commentaire... 



13/05/2012
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