Le Monde vu de la Cortewilde

Le Monde vu de la Cortewilde

L'interview de De Wever

L’interview de Bart de Wever.

            Hier soir, j’ai attendu avec impatience l’interview de Bart de Wever à RTLTVI, et je n’ai pas été déçu.

 

            Bien sûr, son leitmotiv était celui auquel on devait s’attendre : il s’est présenté comme la victime, que l’on accuse de tous les maux, de tous les échecs, que la presse diabolise,
accuse de crime ou de collusion avec l’extrême-droite…

 

            Mon but n’est pas ici de m’appesantir sur le contenu de son intervention, chacun a le droit d’avoir sa propre
opinion.

 

            Mais je voudrais cependant insister sur un autre aspect du personnage : son art de la parole. Comme tous les orateurs extrémistes ou nationalistes, il a l’art de parler à la foule, de se
faire comprendre d’elle, de l’amadouer par un langage simple, des mots simples,
des comparaisons faciles, tout ce qui fait que la foule boit ce langage
politique qu’elle comprend enfin ! Il est malheureux qu’aucun homme
politique sérieux, honnête, compétent, n’ait jamais voulu ou su parler au
peuple avec ses mots. Tous ces politiciens professionnels utilisent toujours un
jargon hermétique qui a trop longtemps servi à impressionner ou à faire peur à
la majorité populaire. Mais aujourd’hui, c’est fini : essayez de
continuer, ils zappent !

 

            Et chaque fois que j’entends ces orateurs nationalisteshypnotiser les foules, je repense au passage de Mein Kampf dans lequel
Hitler explique clairement comment s’emparer de la masse. Il faut, dit-il, lui
parler comme à une femme que l’on veut séduire : il faut la flatter, lui
dire qu’elle est belle, et surtout le répéter souvent, à coup de slogans, car
c’est la seule façon de faire rentrer quelques chose chez les esprits simples.
Et une fois qu’elle s’agenouille à vos pieds, soumise, conquise, hypnotisée,
alors il faut, d’un coup sec lui prendre les cheveux, la serrer violemment, et
montrer qui est le maître!...

 

            Certains n’ont jamais voulu
comprendre, comme ce François Mitterand qui, une fois devenu Président, s’était
cru capable de « cultiver » le peuple contre son goût. Il avait voulu
qu’à la télévision française, on améliore le niveau culturel du « prime
time » en programmant des opéras à ces heures de grande écoute. Doux
rêveur… après deux expériences, on s’était vite rendu compte que même la mire
d’Arte faisait encore mieux en audimat.

 

            « Ce qui se conçoit bien s’énonce
clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément. »



14/12/2011
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